Le compte à rebours est lancé. À partir du 2 décembre 2026, les systèmes d’IA vendus ou utilisés dans l’Union européenne devront empêcher la création de deepfakes sexuels : images, vidéos ou sons montrant une personne identifiable nue ou dans une scène sexuelle sans son consentement, ainsi que tout contenu pédocriminel. Les applications dites de « déshabillage » sont purement interdites.
La mesure a été votée à Strasbourg, en juin, par 423 voix contre 57, dans la foulée du scandale des images générées par Grok, l’assistant d’Elon Musk. Elle fait partie d’une révision plus large du règlement européen sur l’IA, qui a aussi un revers : les obligations prévues pour les IA à haut risque sont repoussées à décembre 2027, et même à août 2028 pour l’IA intégrée à d’autres produits.
L’Europe interdit donc le pire plus vite, mais laisse davantage de temps aux entreprises pour le reste. Pour les éditeurs d’outils de génération d’images, il reste deux mois pour se mettre en conformité.

