L’Agence spatiale européenne et Mistral AI resserrent leurs liens. Le directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher, et le patron de Mistral, Arthur Mensch, ont signé à Paris le 16 septembre une lettre d’intention, rendue publique une semaine plus tard. Elle fixe quatre chantiers : l’observation de la Terre et l’ingénierie, des capacités d’IA avancées pour les missions spatiales, la formation, et le déploiement de l’IA sur des infrastructures européennes, avec des garanties de sécurité, de traçabilité et d’auditabilité. L’objectif affiché est d’aider les ingénieurs à accéder au savoir et à automatiser les tâches répétitives, la décision technique restant humaine.
Il s’agit d’un cadre, pas d’un contrat : aucun montant ni calendrier n’a été annoncé. Mais la démarche prolonge une collaboration engagée début 2025, quand l’ESA avait choisi les modèles de Mistral pour sa plateforme interne d’IA générative. Pour une agence qui manipule des données sensibles, s’appuyer sur un acteur européen et des serveurs européens n’est pas un détail : c’est une question de souveraineté.
