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Qobuz étiquette désormais la musique générée par IA

Depuis le 24 septembre, un badge signale sur Qobuz les albums contenant de la musique générée par IA. Elle pèse 0,38 % des écoutes, dont 60 % jugées frauduleuses.

Qobuz étiquette désormais la musique générée par IA

Depuis le 24 septembre, les applications Qobuz signalent la musique générée par intelligence artificielle. Un badge apparaît désormais sur les albums qui contiennent des morceaux identifiés comme tels. La plateforme française de streaming haute qualité rejoint ainsi Deezer, qui étiquette ce type de contenus depuis juin 2025.

Un outil maison et des choix éditoriaux humains

La détection repose sur un outil développé en interne. Elle prolonge la charte sur l’IA générative que Qobuz avait publiée en février et qu’elle vient de mettre à jour. Les morceaux repérés ne sont pas supprimés, mais ils sont tenus à l’écart des sélections de la rédaction, des nouveautés mises en avant, des playlists et des recommandations automatiques. « L’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement de détecter la musique générée par IA, mais de permettre aux utilisateurs de l’identifier clairement », résume Georges Fornay, directeur général délégué de Qobuz.

Peu écoutée, beaucoup fraudée

Les chiffres publiés par Qobuz sont éclairants. La musique générée par IA ne représente que 0,38 % des écoutes sur la plateforme, soit environ une sur 263. Et parmi ces écoutes, 60 % sont jugées frauduleuses par ses systèmes de contrôle : elles sont exclues des rémunérations versées aux ayants droit.

Le contraste avec les volumes mis en ligne est frappant. Deezer indiquait en juillet recevoir près de 90 000 titres entièrement générés par IA chaque jour, soit plus de la moitié des nouveautés livrées lors des pics. Autrement dit, le raz-de-marée se situe dans les catalogues, pas dans les oreilles. Une large part de ces morceaux semble moins destinée à être écoutée qu’à capter, par des écoutes artificielles, une part des revenus du streaming.

La transparence comme argument

Pour une plateforme qui mise sur la qualité sonore et la prescription humaine, le choix est cohérent : l’étiquette protège l’auditeur autant que les artistes qui voient leurs revenus dilués. Reste une limite que Qobuz ne cache pas : tout repose sur la fiabilité de la détection, dans une course où les outils de génération progressent vite. Que deux acteurs français ouvrent la voie de la transparence n’en reste pas moins un signal. La question est désormais de savoir si les géants du secteur suivront.

Sources

DeezerFranceIA générativeQobuz

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